La sexothérapie

Comment réussir sa sexothérapie ?

Une bonne dose de motivation, une grande louche de patience, le choix d’un sexologue diplômé et compétent : tels sont les ingrédients nécessaires au bon déroulement d’une sexothérapie.

Quel est le taux de réussite d’une sexothérapie ?

On ne le connaît pas exactement mais il existe des échecs, comme dans toutes les thérapies d’ailleurs. Ce qui préoccupe essentiellement les sexologues, c’est le taux d’abandon en cours de démarche thérapeutique, que celle-ci se révèle comme un échec ou, au contraire, sur la voie de la réussite. Les patients ont souvent des attentes irréalistes envers la thérapie et le thérapeute. Ils espèrent que quelques conseils suffiront à régler leur mal-être. Or, les sexologues ne sont ni des magiciens ni des techniciens du sexe, ils sont là pour les aider à de se remettre en question, remise en question qui, seule, peut faire évoluer leur sexualité.

Quels conseils donneriez-vous augmenter les chances d’une sexothérapie ?

M.B. Les patients doivent s’interroger sur les motivations réelles de leur démarche. On ne fait pas une thérapie pour faire plaisir au partenaire et encore moins pour éviter une menace de rupture (ce qui est souvent le cas). C’est vrai que ces raisons peuvent servir de déclencheurs mais il est essentiel de ressentir la nécessité de la thérapie pour son bien-être, pour son propre équilibre.

C’est clair qu’il faut avoir aussi une certaine dose de souffrance pour oser réclamer de l’aide à un spécialiste. Plus on a sexothérapie mal, plus le désir de s’en sortir est grand. Au contraire, plus la situation est confortable, moins la motivation est grande. On observe cela très nettement dans les problématiques de désir. La personne qui n’a pas de désir, qui n’est pas en manque, donc qui ne souffre pas, peut s’installer dans une situation somme toute confortable. C’est le partenaire qui souffre, et le couple se fragilise. La personne concernée peut venir consulter pour sauver son couple, mais pas forcément pour accéder au désir sexuel, ce qui est pourtant essentiel.

La réussite thérapeutique passe également par une participation active du patient pendant les séances et entre les séances. Il faut à tout prix qu’il évite de s’en remettre totalement au sexologue. C’est le patient qui a les clés de ses problèmes, le thérapeute n’est qu’un guide.

Et, dernier conseil : il faut choisir un sexologue diplômé et compétent, capable d’adopter une attitude bienveillante, et qui sait rester éthique. Qualités que doivent avoir tous les thérapeutes en général !

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